Selon le site alkompis, bien que l’établissement ait officiellement rejeté sa requête, il a décidé de retirer la version numérique du document de son site internet. La thèse demeure toutefois conservée dans les archives universitaires et reste accessible sur demande.
Intitulée « Brûler des livres sacrés : liberté d’expression, incitation à la haine contre un groupe ethnique et discours de haine », cette recherche analyse les controverses juridiques suscitées par les autodafés du Coran en Suède. Le sujet avait pris une importance particulière lors de la campagne électorale de 2022, avant de devenir un enjeu international pendant les négociations d’adhésion de la Suède à l’OTAN.
L’étude conclut qu’au regard de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, l’autodafé du Coran peut être interdit lorsqu’il constitue une manifestation inutile de haine et d’humiliation, dépassant les limites d’un débat politique légitime.
La thèse s’appuie notamment sur deux affaires judiciaires suédoises, dont celle d’un homme condamné en 2023 après avoir incendié un exemplaire du Coran devant la cathédrale de Linköping tout en tenant des propos insultants envers le prophète de l’islam et en diffusant une musique associée à l’attentat contre les mosquées de Christchurch en 2019.
Selon le conseiller juridique de l’Université de Lund, le document conserve son statut officiel. Il peut être consulté à la faculté de droit ou obtenu sous forme imprimée moyennant les frais habituels.
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