
Hôtesse d’accueil dans un hypermarché de Villeurbanne dans le Rhône, Hafida Treille, 44 ans, avait fait l’objet d’une procédure de licenciement parce qu’elle était revenue d’un congé parental en portant le hijab.
Carrefour avait considéré que le voile de son ex-salariée contrevenait au règlement intérieur interdisant tout signe ostentatoire à caractère politique, syndical et religieux pour les personnes en relation avec la clientèle.
Le licenciement de Mme Treille a été reconnu «sans cause réelle» par le conseil des Prud’hommes qui a condamné l’enseigne à lui verser 10.000 € de dommages et intérêts.
« Elle a eu l’impression d’être victime de discrimination. Cette décision lui permet d’être restituée dans sa dignité », a commenté l’avocate de Hafida Treille après le jugement.
JDM