
La ministre démissionnaire de l'équipe de David Cameron fait bon usage de sa liberté de parole recouvrée, et après avoir fustigé la politique menée envers la plus grande prison à ciel ouvert du monde en la qualifiant de "moralement indéfendable", celle-ci s’est fait l’ardente avocate du droit du peuple palestinien à l’auto-détermination, à l’indépendance et à la souveraineté nationale, en appelant avec force à l’adoption d’une motion historique dans ce sens.
Inspirée par le courage politique du nouveau gouvernement suédois de centre gauche qui, extrêmement sensibilisé à la cause palestinienne, semble déterminé à prendre le taureau par les cornes au sein d’une Union européenne qui se contente, pour l’heure, de méditer en pesant le pour et le contre d’un tel vote, dont chacun sait qu'il lui attirera les foudres d’Israël et la réprobation cinglante de Washington, Sayeeda Warsi veut croire en un sursaut législatif salvateur "so british" qui serait de bon augure pour la Palestine sous le joug de la tyrannie israélienne.
"Il y a un manque de volonté politique et notre boussole morale a perdu le nord", a-t-elle lancé sans mâcher ses mots, en espérant toutefois que cette motion proposée par le président des Amis de la Palestine et soutenue par certains députés conservateurs, dont les anciens ministres du Développement international, Hugh Robertson, des Affaires étrangères, Alan Duncan, et de la Justice, Ken Clarke, fera l’unanimité.
Le Royaume-Uni s’honorerait à être à l’avant-garde de la reconnaissance de la Palestine, si seulement la lâcheté et l’inertie politiciennes désertaient Westminster une fois pour toutes, ainsi que l’appelle de ses voeux Sayeeda Warsi.
A ajouter que les représentants de la Chambre Haute britannique ont voté lundi pour la motion de la reconnaissance de l’Etat de Palestine. Cette motion a été approuvé par 274 voix pour contre 12 voix.
Oumma