
Dans un entretien avec l’Agence iranienne de presse coranique,Talal Atrissi, commentateur politique libanais et professeur de sociologie, a déclaré que la condamnation à mort de l’Ayatollah Nemer, religieux chiite d’Arabie Saoudite, par le tribunal de Ryad, était contraire aux Droits de l’homme.
« La condamnation de l’Ayatollah Nemer pour « désobéissance au dirigeant » et « tentative de dissension religieuse », est contraire aux Droits de l’homme et au principe de la liberté d’expression et religieuse», a-t-il indiqué.
« Cette décision, a-t-il ajouté, est regrettable et est le signe de la politique oppressive des dirigeants saoudiens envers les opposants alors que « l’obéissance au dirigeant » a selon les écoles islamiques, des interprétations et des sens différents.»
Talal Atrissi a précisé: « Cette condamnation aura des conséquences graves en Arabie saoudite, sur la situation des chiites dans ce pays et les relations de ce pays avec les autres pays islamiques. Les messages de différentes organisations au roi d’Arabie Saoudite, pour qu’il annule cette décision, sont la preuve de l’opposition générale à ce verdict.»
« Les opposants à ce verdict, a-t-il ajouté, savent que son application aurait de graves conséquences et susciterait la colère des musulmans. L’Iran qui est opposé à ce verdict, a entrepris des actions diplomatiques pour en empêcher l’application car cette exécution enverrait un message très négatif au monde chiite.»
Le commentateur politique libanais a souligné : « Cette exécution serait le début d’une grande répression dans le pays. Les organisations internationales doivent remplir leurs devoirs et réagir à ce verdict. Je ne pense pas que les Nations unies enverront un message clair ou condamneront cette décision car les idées de l’Ayatollah Nemer ne sont pas dans leur intérêt.»
«L’Ayatollah Nemer ne partage pas les idées du gouvernement saoudien sur l’obéissance au dirigeant, mais a été jugé en fonction de ce principe. L’Ayatollah Sistani a demandé au gouvernement irakien de discuter avec le gouvernement saoudien pour la libération de l’Ayatollah Nemer, cela est le signe de l’injustice de ce verdict et de l’opposition de ce grand religieux chiite», a-t-il encore ajouté.
« Je ne pense pas que le gouvernement saoudien donne une réponse favorable à cette demande. L’application de la peine a été retardée car elle n’est dans l’intérêt de personne, la région traverse une situation difficile et il n’est pas souhaitable que les pays de la région se disputent avec l’Arabie saoudite. Il est par contre souhaitable que les pays islamiques mettentun terme aux divergences confessionnelles », a-t-il dit.
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