
Selon le site lorientlejour, pour Salam, la montée des mouvements, tels que Daech ou l'EI, est plus l'expression d'un phénomène communautaire radical que d'une ferveur religieuse. “Ces mouvements se nourrissent non d'une idéologie, mais de nombreux facteurs socio-économiques et politiques divers, complexes et interdépendants, issus d'un sentiment de frustration, de privation, d'exclusion, d'humiliation et de dépossession, d'aliénation et de marginalisation dans un monde globalisé”, estime le diplomate. Il a ajouté : “Comprendre ces sentiments est une condition nécessaire pour mieux lutter conte les causes profondes qui conduisent à cet extrémisme islamique. Et le combat peut être gagné !” “L'avenir de cette partie du monde, a-t-il dit, sera déterminé par la grande lutte, non pas entre l'islam sunnite et chiite, mais plutôt par la lutte plus fondamentale entre les différentes versions de l'extrémisme islamique militant, d'une part, sunnite ou chiite, d'autre part.” “C'est une bataille entre les fondamentalistes et les modernistes. Mais il ne faut pas perdre de vue que cette lutte, aussi grande soit-elle, inclut à la fois les musulmans et les chrétiens, les Arabes et les Kurdes”, a-t-il ajouté. “ C'est une bataille pour la diversité et pour la tolérance, une bataille pour le pluralisme et la liberté, un combat pour la citoyenneté et l'égalité dans notre partie du monde”, affirme le diplomate. lorientlejour