Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP", afin de souligner sa préoccupation devant les réactions violentes aux caricatures du prophète Mahomet", M. Annan a "décidé de participer en personne à la réunion du groupe de haut niveau de l'Alliance des civilisations qui se tiendra à Doha, au Qatar, ce week-end", a déclaré le porte-parole, Stéphane Dujarric.
M. Annan compte à cette occasion discuter avec un certain nombre de dirigeants d'Europe et du monde musulman "des moyens de calmer la situation et de permettre un dialogue constructif entre peuples de différentes fois et traditions, basé sur la compréhension et le respect mutuels", a-t-il dit.
Les participants à la réunion "examineront notamment quels segments de populations doivent être spécialement sollicités pour combler les divergences et combattre l'extrémisme, en particulier parmi les jeunes et les immigrants", a-t-il précisé.
L'Alliance des civilisations est une initiative conjointe de M. Annan et des Premiers ministres d'Espagne et de Turquie. Elle a pour but de susciter une action concertée tant au niveau institutionnel que dans la société civile, afin de surmonter les préjugés et malentendus entre peuples de différentes cultures et religions.
Elle est dotée d'un Comité des sages, ou groupe de haut niveau, de 19 membres, composé de personnalités de toutes régions et coprésidé par l'Espagnol Federico Mayor, ancien directeur général de l'Unesco et président de la Fondation "Culture de paix", et Mehmet Aydin, ministre d'Etat turc et professeur de théologie.
La réunion de Doha soit durer deux jours, samedi et dimanche.
M. Annan veut saisir cette occasion pour "aborder publiquement cette question" des caricatures, a souligné M. Dujarric.
Le secrétaire général de l'Onu s'est déjà exprimé à plusieurs reprises depuis le début de la crise causée par la publication de ces caricatures.
Dans un entretien avec une chaîne de télévision danoise le 12 février, il avait notamment appelé à la désescalade et à l'abandon de la "diplomatie du mégaphone".
"Nous avons besoin de montrer de la compréhension, nous avons besoin de dialogue, nous avons besoin aussi de désescalade et moins de diplomatie du mégaphone", avait-il affirmé.