Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "IRNA", c’est en signe de protestation contre les explosions perpétrées dans les deux sanctuaires chiites de Samara en Irak où reposent l’Iman Hasan Askari et l’ Iman Hadi, que le bazar de Téhéran sera fermé exceptionnellement au public.
Des religieux du centre théologique de Qom et de Mashad, deuxième plus importante ville de l’Iran se sont joints aux nombreuses protestations qui se sont élevées un peu partout dans le monde et surtout en Iran. A Qom, ville sainte d’Iran, 2 000 manifestants ont clamé être prêts à "défendre [leurs] lieux saints"
Le guide suprême de la révolution islamique, seyyed Ali Khamenei et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad ont accusé les « sionistes et les occupants affaiblis » de l’attentat qui a détruit mercredi un lieu saint chiite dans la ville irakienne de Samarra, au nord de Bagdad.
Le guide suprême a également décrété un deuil national de sept jours.
Mahmoud Ahmadinejad a écrit au premier ministre irakien Ibrahim Jaafari, pour lui proposer une aide iranienne à la reconstruction du mausolée.
Le président Iranien a accusé jeudi 23 février le régime d’Israël et les Etats-Unis d’avoir détruit la mosquée chiite en Irak, "ils ont envahi le sanctuaire et l’ont fait exploser car ils sont contre dieu et la justice".
Le Roi de Jordanie Abdallah 2 a condamné l’attaque, et l’a qualifiée d’ "abominable".
Le premier ministre Libanais, Fouad Saniora a déclaré que cet attentat était destiné à "diviser les musulmans chiites et sunnites" tandis que l’émir du Koweït Cheikh Sabah Al Ahmed Al Sabah a dit que ceux qui attaquent des lieux saint et tuent des innocents sont "très loin de comprendre et d’appliquer les principes de l’islam".
De nombreuses commités du monde musulman ont accusé le régime d’Israël et les Etats-Unis d’avoir perpétré cet attentat car ils étaient les seuls à pouvoir en tirer profit.