Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP",le dirigeant du Hamas et Premier ministre désigné, Ismaïl Haniyeh, a minimisé ses déclarations à des médias américains sur une "une paix par étapes" avec Israël, soulignant qu'il entendait en réalité un "cessez-le-feu prolongé".
"Quand nous parlons de paix par étapes, cette paix signifie cessez-le-feu", a-t-il déclaré dans une mise au point suite à sa déclaration à Newsweek et au Washington Post.
"J'ai déclaré que, si l'occupation des territoires conquis en 1967 cesse, y compris Jérusalem, si les prisonniers sont libérés et le droit de retour (des réfugiés palestiniens) est appliqué, il sera alors possible que le Hamas accepte un cessez-le-feu prolongé", a ajouté M. Haniyeh s'adressant à des journalistes à Gaza.
Le porte-parole du groupe parlementaire du Hamas au Conseil législatif palestinien (CLP, parlement), Salah Bardawil, a pour sa part réaffirmé que le mouvement islamiste "s'en tient à ses positions et ne reconnaîtra pas Israël".
M. Haniyeh était le bras droit du fondateur et chef spirituel du mouvement islamiste Hamas, Ahmad Yassine, assassiné par Israël en 2004 lors d'un raid aérien.
Considéré comme pragmatique, il a été chargé de former le nouveau gouvernement par le leader palestinien Mahmoud Abbas après la victoire du mouvement islamiste aux élections législatives du 25 janvier.