Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP", invités par le gouvernement danois, dans le cadre d'une conférence sur le dialogue culturel et religieux, tenue vendredi à Copenhague, quelque 50 jeunes de pays arabo-musulmans et danois ont discuté de mesures concrètes pour améliorer l'atmosphère empestée par la publication de ces dessins satiriques en septembre dernier par le quotidien danois Jyllands-Posten.
"L'intérêt et la volonté du dialogue existent, surtout chez les jeunes" se félicite le célèbre prédicateur égyptien basé à Londres Amr Khaled, qui a pris l'initiative de réunir jeunes de pays musulmans et danois pour parler de l'avenir.
Il a reçu quelque 100.000 candidatures à son appel pour faire partie de la délégation de 25 jeunes pour Copenhague. Résumant cette rencontre, il s'est déclaré "fier de nos jeunes qu'ils soient du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord ou du Danemark. Ils ont besoin d'un avenir de paix et de co-existence".
"C'est en eux que nous misons nos espoirs, et c'est magnifique ce qu'ils ont pu obtenir de leur rencontre", constate-t-il, faisant référence à la plus grande compréhension créée et aux divers projets concrets proposés par ces jeunes.
Kirsten Bjoerstrup Jensen, une étudiante danoise ,25 ans, de l'université de Roskilde, estime pour sa part "très important de se rencontrer face à face, de rectifier les malentendus et d'abattre les préjugés".
""Nous avons discuté de beaucoup de projets, prôné plus de dialogue pour prévenir des crises pareilles comme celle que nous vivons. Une plus grande compréhension est essentielle pour se respecter les uns les autres", pense-t-elle.
Anas Talba, un égyptien de 18 ans, est d'accord également sur la nécessité de telles rencontres entre jeunes des deux mondes. "Bien sûr j'étais blessé par ces caricatures insultantes à notre prophète, cette offense portée à notre foi, mais venir ici à Copenhague c'est une chance d'oublier ce qui s'est passé et de penser au futur", assure-t-il.
"Cela nous encourage, dit-il, à parler à des gens dont on ne connait pas beaucoup de choses, et c'est une chance de savoir ce qu'ils pensent, d'échanger ainsi nos idées et d'aller de l'avant".
"Laissons nos différences derrière nous et réfléchissons à ce que nous pouvons faire pour améliorer ensemble la situation et le monde qui nous entoure", affirme-t-il.
"Développons de nouvelles plateformes pour le dialogue, par le biais de forums de discussions sur internet et de programmes télévisés reflétant la vie dans nos différentes sociétés", ajoute-t-il.
Pour les jeunes présents à cette conférence sur le dialogue à Copenhague, il "incombe à tous de porter ce dialogue à une plus large audience".
"Nous croyons que l'établissement d'un centre culturel arabo-islamique au Danemark et d'instituts culturels danois dans le monde arabe sont des instruments très importants pour créer cette plus grande compréhension", qui fait défaut, pensent-ils.