Carnage dans une mosquée chiite de Bagdad

22:47 - April 08, 2006
Code de l'info: 1483202
Service international: Il était 14H15 locales (10H15 GMT) en cette journée ensoleillée et les fidèles quittaient tranquillement la mosquée, lorsque les explosions presque simultanées se sont produites, raconte ce photographe, témoin du triple attentat qui a fait 79 morts et 164 blessés.

Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP", "J'ai vu une femme portant une abaya (robe traditionnelle intégrale que portent les Irakiennes, ndlr) se faire exploser à l'entrée de l'édifice. Une autre explosion a suivi dans la principale salle de prière pendant que les fidèles accouraient pour porter secours à d'autres", a-t-il dit.

La première explosion fait au moins 30 morts. Puis c'est la panique. Les gens courent dans toutes les directions, tentent d'évacuer les morts et les blessés vers les hôpitaux les plus proches.

Des femmes cherchent leurs enfants en barbotant dans les flaques de sang, les blessés hurlent de douleur, ajoute ce photographe, lui-même blessé à la cuisse par un éclat.

La peur saisit la foule, qui craint d'autres explosions. Mais beaucoup n'hésitent pas à porter secours aux blessés, qu'ils chargent dans des camionnettes, des ambulances et même des brouettes.

La police, submergée, tente d'ouvrir la voie aux ambulances.

L'imam de la mosquée, cheikh Jalaleddine Al-Saghir, entouré de ses gardes au moment de l'explosion, a quant à lui déclaré sur la télévision Al-Arabiya que "selon les premiers éléments de l'enquête, une femme ou un homme déguisé en femme a réussi à se faufiler jusqu'au poste de sécurité de l'entrée réservée aux femmes".

"Il s'est fait alors exploser, provoquant la panique parmi les gens qui se sont rués vers les sorties, ce qui a permis aux deux autres kamikazes d'entrer dans la mosquée", a-t-il ajouté.

"L'un s'est dirigé vers mon bureau et l'autre vers la principale salle de prière où ils se sont fait exploser au milieu de la foule", a-t-il ajouté.

Ce responsable du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), le principal parti chiite du pays, a dit ignorer s'il était personnellement visé par l'attaque. "Je ne peux pas l'affirmer avec certitude car j'ai fait l'objet de plusieurs attentats", a-t-il dit.




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