La communauté internationale condamne le récent massacre à Gaza

7:27 - June 12, 2006
Code de l'info: 1484865
international: Des millions de téléspectateurs dans le monde ont vu les images de Houda Ghalya, une fillette palestinienne de 10 ans, unique survivante de sa famille tuée dans un bombardement israélien vendredi dernier sur une plage de Gaza.
Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "IINA'',
Houda est parmi les survivants du dernier massacre commis par les forces israéliennes d’occupation. Sept Palestiniens dont un couple et ses trois enfants d’un, trois et dix ans ont péri dans le bombardement de la plage de Sudaniyeh où des familles pique-niquaient. Trois autres ont été tués dans un tir de missiles air-sol ailleurs à Gaza, après un tir de roquette contre Israël.

C'est le bilan le plus lourd en seul jour depuis 2004, selon les autorités palestiniennes. Autour de 35 personnes ont été blessées.

La communauté internationale, à l'exception notable des Etats-Unis, a largement condamné de ce bombardement israélien d'une plage à Gaza. Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a réclamé une "enquête approfondie" sur l'attaque et demandé aux parties concernées "d'éviter de mettre les civils en danger" en les appelant "à la plus grande retenue". "Le secrétaire général est profondément troublé par la mort de civils, dont des femmes et des enfants, sur une plage de Gaza", a dit son porte-parole.

La Russie, la France et l'Espagne ont immédiatement réagi condamnant cet acte. La France a "déploré" les bombardements et leur "caractère disproportionné". Madrid a dit rejeter le recours à la force pour résoudre le conflit.

Dans le monde arabe, l'Egypte et la Jordanie, seuls pays de la région à avoir signé la paix avec Israël, ont condamné l'attaque israélienne.
"L'utilisation de la force par Israël dans les territoires palestiniens est inadmissible", a dit le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit. Le gouvernement jordanien a parlé de "crime" et d'"action irresponsable" et appelé Israël à la retenue.

Les six Etats du Conseil du Golfe (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Koweït, Qatar, Oman, Bahreïn) ont jugé "inacceptables de tels actes terroristes perpétrés par Israël", selon le secrétaire général du CCG, invitant le Conseil de sécurité de l'ONU à "assumer ses responsabilités".

Le Premier ministre libanais Fouad Siniora a appelé à l'ouverture d'une enquête internationale.
A Damas, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé "le massacre" des Palestiniens, appelant les groupes palestiniens "à rester attachés à leur unité nationale".

La bavure de l'armée israélienne a mis dans l'embarras la classe politique en Israël avant une tournée dimanche du Premier ministre Ehud Olmert en Europe.

Fait sans précédent, sans attendre les résultats de l'enquête militaire, le ministre de la Défense Amir Peretz a adressé un message au président palestinien Mahmoud Abbas "exprimant ses regrets" et l'assurant qu'Israël ferait tout son possible pour éviter de telles bavures à l'avenir.
Il a cependant fait porter la responsabilité de l'escalade aux "groupes armés qui tirent des roquettes contre Israël à partir de localités palestiniennes".

Le président palestinien Mahmoud Abbas a dénoncé les "massacres sanglants" et décrété trois jours de deuil dans les territoires palestiniens. Il a fait appel au Conseil de sécurité de l'Onu pour qu'il oblige Israël à stopper ses attaques.

La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine Al-Qassam, a menacé d'une reprise de ses attaques contre Israël, après un an et demi de trêve, et a lancé samedi pour la première fois depuis des roquettes sur Israël.

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