Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant (AFP), cette préoccupation a été exprimée dans un communiqué commun signé par Amnesty International, le Comité Helsinki des droits de l'homme pour la Bosnie et le Comité international pour les droits de l'homme.
Ces organisations estiment que le réexamen en cours "pourrait conduire au transfèrement de personnes vers des pays où elles pourraient subir de sérieuses violations des droits de l'homme".
Elles demandent que les autorités bosniaques "s'assurent que ceux auxquels la nationalité bosniaque pourrait être retirée ne soient pas transférés vers des pays où ils pourraient être soumis à (...) la peine de mort, la torture ou des traitements inhumains".
Le gouvernement bosniaque a créé en mars une commission chargée de réexaminer toutes les décisions d'octroi de la citoyenneté bosniaque prises depuis 1992, date du début de la guerre en Bosnie (1992-1995).
La commission doit étudier les cas de quelque 1.500 personnes, dont beaucoup seraient d'anciens combattants ou travailleurs humanitaires islamiques, indique le communiqué.
Des centaines de combattants venus de pays islamiques, appelés moudjahidines, sont venus en Bosnie pendant la guerre pour lutter contre les Serbes et les Croates aux côtés des forces musulmanes bosniaques.
Aux termes de l'accord de paix de Dayton, qui a mis fin à la guerre en 1995, ces combattants devaient tous quitter la Bosnie, mais certains sont restés, obtenant la citoyenneté bosniaque soit en raison de leurs états de service soit en se mariant avec des femmes bosniaques.