Allemagne (IQNA)-Les propos du Pape sur l'islam entrainent des réactions

14:02 - September 16, 2006
Code de l'info: 1497141
Lors de son voyage à Ratisbone en Allemagne mardi 12 septembre, Benoît XVI a prononcé un avis très critique envers l'islam. Utilisant une conversation datant du XIVe siècle, il reprend la phrase d'un empereur chrétien très virulent envers le prophète des musulmans.
Utilisant une conversation datant du XIVe siècle, il reprend la phrase d'un empereur chrétien très virulent envers le prophète des musulmans.
Les réactions ont été nombreuses et variées. Cependant lors de son voyage, Le Pape n'a évoqué aucune des réformes de l'Eglise, prévues et tant attendues.
Après avoir répété sens cesse, « L'évangélisation doit avoir la priorité » ce dimanche 10 septembre devant 230 000 fidèles réunis pour la grande messe de Munich, Benoît XVI fustige l'islam de critiques. Mardi 12 septembre, devant un amphithéâtre comble de professeurs et de savants, le pape dénonce le « djihad » , citant le verset du Coran : « Il n'est nulle contrainte en religion ». Le souverain pontife a déclaré que « La foi est le fruit de l'âme, pas du corps. Celui qui veut conduire quelqu'un à la foi a besoin de bien parler et de raisonner correctement, au lieu d'user de la violence et de la menace ». Mais, selon le pape, dansla doctrine musulmane, Dieu ne répond à aucune de ces catégories : « pas même celle de la raison ». Benoît XVI a cité à l'appui un théologien musulman des Xe et XIe siècles, Ibn Hazn, selon qui « Dieu ne serait même pas lié par sa propre parole et rien ne l'obligerait à nous révéler la vérité ». Il a de plus rappelé une citation de l'empereur byzantin Manuel II Paléologue datant de 1391 s'adressant aux juristes musulmans en disant : « Montrez-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau. Vous ne trouverez que des choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de diffuser par l'épée la foi qu'il prêchait. »
Remettant en cause l'héritage du siècle des Lumières, il évoque la science comme une recherche de l' « explication du monde dans laquelle Dieu devient superflu ». Un peu plus tôt il déplorait « les destructions de l'image de Dieu provoquées par la haine et le fanatisme (…) Il est important aujourd'hui de dire, avec clarté, en quel Dieu nous croyons et de professer, avec conviction, le visage humain de la religion. »
Mardi soir le père Federico Lombardi, nouveau directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a expliqué devant les journalistes que « le pape ne voulait pas donner une interprétation de l'islam dans le sens violent. »

Source: Saphirnews
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