Evoquant les propos insultants du pape sur le prophète de l’Islam Mohammad et ses enseignements, le porte-parole a affirmé que les propos du pape étaient "en contradiction avec son statut de guide spirituel d'une des fois divines du monde."
Lors d'une conférence à l'université de Ratisbonne, le pape, qui vient d'effectuer une visite en Bavière, a cité le souverain byzantin Manuel II Paléologue qui, au XIVe siècle, accusait Mahomet d'avoir semé le Mal et l'inhumanité pour avoir prôné la diffusion de son enseignement par les armes.
"La violence est incompatible avec la nature de Dieu et avec la nature de l'âme", avait souligné le pape, qui avait utilisé les termes de "djihad" et de "guerre sainte".
Un chœur grandissant de dignitaires musulmans a demandé à Benoît XVI de s'excuser pour ses propos: ainsi, le président du Conseil turc des Affaires religieuses, Ali Bardakoglu. Le pape doit se rendre en novembre en Turquie, pays laïque mais majoritairement musulman, à l'invitation du président Ahmed Necdet Sezer, garant de la laïcité héritée d'Atatürk.
En Iran, un influent dignitaire religieux, Ahmad Khatami, a déclaré aux fidèles à l'université de Téhéran que les propos de Benoît XVI étaient "absurdes" et montraient que le pape ne connaissait pas grand-chose à la religion. "Malheureusement, le pape a insulté l’islam (...)", a-t-il estimé.
Il a regretté la tendance croissante du monde d'aujourd'hui de "détériorer l'image vraie de l'Islam et des musulmans plus qu’à n’importe quelle autre époque de l’histoire" et souligné qu’adopter une telle attitude et tenir des propos anti-islamiques dans la conjoncture actuelle nous fait nous poser de sérieuses questions sur les réelles intentions et les objectifs politique
Soulignant la nécessité de respecter les valeurs et les figures saintes des autres religions Mohammad Ali Hosseini a suggéré que le pape revienne immédiatement sur ses propos et présente des excuses aux musulmans.