D'après M. Balkenende, cité par l'agence néerlandaise ANP, une interdiction n'est pas nécessaire, car la démocratie fonctionne de telle manière qu'un parti extrémiste ne parviendrait pas à ses fins.
Le Premier ministre a certifié que "le cabinet ne veut pas de charia. Dans notre démocratie, avec nos valeurs, il n'y a pas de place pour la charia", a-t-il ajouté.
Cette prise de position fait suite aux propos du ministre de la Justice Piet Hein Donner, également membre du CDA, dans un livre paru mercredi.
M. Donner y déclare "qu'il est clair que si deux tiers des Néerlandais veulent introduire la charia, cela doit être possible. Comment empêcher cela légalement ? Ce serait scandaleux de dire +c'est impossible+. C'est la majorité qui compte. Voilà l'essence de la démocratie".
Une modification de la constitution néerlandaise nécessiterait une majorité de deux tiers de députés au parlement.
Le ministre, connu pour être un juriste rigoureux s'était attiré les foudres d'une majorité du parlement et de la presse par ses propos. Il les avaient ensuite nuancés en expliquant qu'il avait voulu dire qu'en théorie, si une majorité de Néerlandais voulait introduire la charia, deux tiers des voix au parlement permettraient de le faire en modifiant la constitution.
Source: AFP