Les membres du comité, parmi lesquels figurent notamment le président du Conseil régional du culte musulman Azzedine Gaci (UOIF) et le recteur de la Grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, ont également décidé d'organiser une journée "Ecole ouverte", mercredi 11 octobre.
Ils prévoient aussi d'écrire au ministre de l'Education nationale pour demander à être reçu par Gilles de Robien.
Le comité s'est créé après le refus du recteur, puis du Conseil académique de l'Education nationale (CAEN), d'autoriser l'ouverture de l'école Al-Kindi (du nom d'un savant arabe).
Pour justifier leur décision, le recteur et le CAEN se sont appuyés sur un courrier du futur directeur, qu'ils ont considéré comme une lettre de démission. Ce professeur de LEP demandait d'annuler sa mise en disponibilité de l'éducation nationale, ce qui, selon le rectorat, l'empêchera d'assumer la direction effective de l'établissement.
Les représentants de la communauté musulmane estiment pour leur part que cette décision est "arbitraire". "Dans le code de l'Education, il n'y a rien sur la direction des établissements privés. Derrière les arguments techniques, se cache une posture idéologique", estime ainsi Hakim Chergui, vice-président de l'association Al-Kindi, porteuse du projet.
L'association a décidé de faire appel de la décision du CAEN devant le Conseil supérieur de l'Education à Paris, qui doit se réunir dans le mois suivant sa saisine.
S'il ouvre, l'établissement Al-Kindi sera le deuxième de ce type en France, et le premier en taille devant le lycée Averroès de Lille, avec 140 élèves répartis dans sept classes.
Source: AFP