"Nous allons manifester dans tout le pays contre la loi et contre la politique du dictateur militaire", a déclaré Liaquat Baloch, l'un des dirigeants de l'alliance Muttahida Majlis-e-Amal (MMA), principale force d'opposition islamiste au Parlement.
La chambre basse du Parlement pakistanais a adopté mercredi la Loi de protection des femmes, présentée par le gouvernement du président Musharraf, et qui marque un adoucissement des lois Hudood adoptées en 1979 dans le cadre de l'islamisation du pays entreprise par le général Zia-ul Haq.
Aux termes de cette nouvelle loi, les femmes n'auront plus l'obligation de trouver quatre témoins - hommes et "bons musulmans" - pour prouver un viol.
De même, l'adultère ne sera plus puni par la mort par lapidation mais par cinq ans d'emprisonnement au maximum et une amende.
Le conseil suprême de l'alliance MMA devait décider jeudi d'une éventuelle démission en bloc du Parlement.
Le conseil doit aussi appeler formellement à des manifestations après la prière du vendredi.
Des parlementaires fondamentalistes avaient boycotté le vote après avoir averti que le Pakistan aller se transformer en une "société de libération sexuelle".
Source : AFP