Le grand mufti, que Benoît XVI doit rencontrer au premier jour de sa visite le 28 novembre, déclare par ailleurs n'être "vraiment pas inquiet" pour la sécurité du Saint-Père lors de ce voyage qui aura lieu un peu plus de deux mois après la violente polémique déclenchée par des propos du pape sur l'islam.
"Il faut un instant pour détruire la paix mais beaucoup de temps pour la construire", a souligné Ali Bardakoglu, qui est également directeur du département des affaires religieuses auprès du gouvernement turc.
Il avait été parmi les premiers à condamner le discours prononcé par le pape le 12 septembre à Ratisbonne (Allemagne) sur les rapports entre islam et raison, estimant qu'il reflétait "la haine qu'il a dans son coeur" et donnait de l'islam "une vision partielle et pleine de préjugés".
Interrogé à nouveau sur ces propos, le grand mufti affirme que la foi islamique "n'exclut pas le rationalisme".
"En tant que communauté islamique nous sommes ouverts à la critique, aux discussions sur l'expérience religieuse mais pas sur les principes fondamentaux de notre foi: Dieu, le prophète et le coran", a-t-il averti.
Benoît XVI doit se rendre en Turquie du 28 novembre au 1er décembre, sa première visite dans un pays musulman.
Source : AFP