Maroc (IQNA) -La Bataille glorieuse de Badr

14:30 - November 21, 2006
Code de l'info: 1509682
La bataille de Badr est riche en enseignements que nous allons développer si Dieu le veut.


Au départ, le Prophète (saw) et les Musulmans désiraient simplement intercepter la caravane et cela sans combattre. Dieu Gloire à Lui le Très Haut les mit à l’épreuve ; à savoir que les Musulmans ne savaient plus quel était le meilleur objectif : intercepter la caravane ou combattre pour la cause de Dieu. Après consultation, les Musulmans décidèrent au prix de leur vie de combattre pour la cause de Dieu, ceci ne fut possible que grâce à la foi qu’ils avaient en Dieu et à son Messager. Les Musulmans savaient en toute conscience qu’ils allaient affronter une armée trois fois et demi supérieure à eux ! Comment agirions nous dans tel cas ! irions-nous au combat ? ou bien prépiterions nous sur la richesse ?
Le Prophète (saw) n’hésita pas à consulter ses compagnons. Il recourait à ce procédé dès qu’il s’agissait d’un sujet pour lequel il n’avait pas eu de révélation spécifique et relevant de la politique gouvernementale. Ceci est resté et restera une loi constante jusqu’à la fin des temps pour tous les sujets épineux dont les Musulmans n’ont point de réponse dans le Coran et la Sunna. Mais la consultation ou "Choura" ne s’applique pas aux sujets traités définitivement par le Coran ou dans la Tradition et aucune autorité ne peut y remédier. La décision de combattre l’armée mecquoise fut une décision collective, ceci prouve que l’allégeance faite à Aqaba par les Ansars ne se limita pas à la parole mais se traduisit également dans les actes et que cette allégeance était bien pour Dieu.
Il est permis de recourir à des espions et aux observateurs que les Musulmans peuvent depêcher en territoire ennemi. Cela pour découvrir la position de l’ennemi et ses plans et connaître sa force en arme et en effectif. A cette fin, le chef musulman peut utiliser ce moyen tant qu’ils servent l’intérêt des Musulmans et assurent leur survie.
Le Prophète (saw) croyait à la victoire des Musulmans et à la promesse de Dieu, Qui ne manque jamais à Sa Parole. L’imploration du Prophète (saw) n’est qu’une illustration de la fonction essentielle de l’homme qui n’est autre que l’adoration de Dieu.
La demande à Dieu en toutes circonstances nous montre que les épreuves et les malheurs qui menacent l’Homme en cette vie ou qui s’acharnent contre lui sont autant de moyens pour lui rappeler sa qualité de serviteur de Dieu et diriger son espoir et ses pensées vers la grandeur de Dieu et sa formidable puissance. Les malheurs nous ramènent à Dieu en nous obligeant à avouer notre faiblesse, à admettre devant Dieu notre condition de serviteurs à chercher auprès de lui protection contre tous les malheurs. Quand un homme prend conscience de cette vérité, et règle sa conduite là dessus, cela signifie qu’il a atteint le degré de perfection que Dieu a fixé pour tous les Hommes.
Le renfort d’Anges au cours de l’expédition, l’un des plus importants miracles visant à appuyer les musulmans authentiques et à les secourir se produisit à Badr. Cette aide ne fut point d’ordre spirituelle ou une force morale comme certains l’ont imaginé mais ce fut un effectif réel de 1000 anges. Ils participèrent réellement au combat pour rassurer les Musulmans en répondant effectivement à leur appel au secours. Mais la victoire est de Dieu seul, elle ne doit rien aux anges. Ce fait a été rapporté dans les deux Sahih.

le Prophète (saw) se dépassait sans cesse, de sorte qu’il considérait toujours imparfaites ses actions passées, par rapport au degré de perfection qu’il atteignait par la suite. Il implorait souvent Dieu de lui pardonner ces petits oublis tout comme nous implorons nous mêmes le pardon pour nos péchés.
Par ailleurs, Dieu dans sa sagesse ne voulut pas que les Musulmans règlent leurs grands problèmes entièrement ou partiellement par le biais de l’argent alors qu’ils devaient tenir compte uniquement du point de vue de la religion en toutes circonstances. Ils ne devraient pas rechercher les solutions matérialistes voire lucratives, car dans ce cas, ils ne tarderaient pas à les considérer comme une règle de conduite qu’ils devraient suivre constamment. Le point de vue matérialiste prendrait le dessus, alors que les règles qui guident les Musulmans doivent demeurer sublimes et s’élever sans cesse au-dessus des convoitises de ce monde.

Source : Jeunes Du Maroc
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