Les universités québécoises s'intéressent de plus en plus à l'étude du monde arabe. Même les enfants ils sont plus de 1000 qui apprennent l'arabe à l'école publique, après les heures de classe. Il était temps qu'on se consacre à l'arabe, parlé par plus de 200 millions de personnes dans le monde, soulignent les spécialistes.
Les cours d'arabe connaissent une popularité sans précédent dans les universités québécoises. Les inscriptions ont doublé même triplé dans certaines facultés et de nouveaux programmes ont été mis sur pied. «Il y a vraiment un boom, qui n'est pas retombé», dit Malika Ech-Chadli, maître de langue à l'UQAM.
Au moins six universités québécoises dont les quatre montréalaises offrent désormais des cours d'arabe. McGill travaille même à la mise sur pied d'un programme de traduction arabe pour l'an prochain. «Il y a un besoin très clair en Amérique du Nord pour une telle formation», indique James Archibald, responsable de la traduction à McGill.
Depuis cinq ans, une quarantaine de postes de professeurs ont été créés dans les universités canadiennes pour l'étude du Proche-Orient, selon le comité canadien de la Middle East Studies Association of North America (CANMES).
Ce sont en majorité des Québécois sans ascendance arabe francophones ou anglophones qui se présentent aux cours de langue. Sauf à Concordia, où 50 % sont des jeunes originaires du monde arabe, désireux de renouer avec leurs racines. «L'intérêt pour l'arabe peut être personnel parce qu'on a des amis ou un chum arabe ou encore professionnel, dit Walid El Khachab, nouveau professeur au département des langues modernes de Concordia. Plusieurs veulent faire carrière en relations internationales, ils pensent à la diplomatie, à la coopération. D'autres veulent travailler dans les pays du Golfe, être compétitifs et plus intégrés dans ces sociétés. Il y a aussi toujours des gens qui travaillent pour la police, l'armée ou la Défense nationale».
À McGill, le réputé Institut d'études islamiques existe depuis 1952. Le nombre de cours d'arabe a été augmenté cette année, «mais il y a toujours une liste d'attente, précise Kirsty McKinnon, coordonnatrice des affaires étudiantes à l'Institut. C'est très, très populaire».
Source: Cyberpresse