M. Irving a quitté l'aéroport de Vienne-Schwechat à 19H49 locales (18H49 GMT), a indiqué la même source. Il aurait dû partir dans l'après-midi mais un épais brouillard à Londres a retardé le vol.
"A la lumière du verdict de mercredi le gouvernement a décrété une interdiction de séjour illimitée contre M. Irving", a déclaré à l'AFP M. Wilfried Kovarnik, responsable de l'immgration auprès de la direction de la police à Vienne.
Le verdict intervenu mercredi a réduit de trois à un an, assorti de deux ans de mise à l'épreuve, la peine de prison infligée à M. Irving pour négation de l'Holocauste et ouvert la voie à sa libération le même jour, après treize mois passés en prison à Vienne, a déclaré M. Kovarnik.
Dans une première réaction à la réduction de la peine de prison décidée par la Cour d'appel de Vienne, la Communauté juive d'Autriche a souligné dans un communiqué que cette décision intervenait peu après une conférence très controversée sur l'Holocauste la semaine dernière en Iran et qu'elle était un "mauvais signal".
Dans une interview téléphonique à l'AFP M. Irving, 68 ans, a pour sa part déclaré qu'il n'avait pas l'intention de revenir. "L'Autriche est un petit pays minable. Ils disent qu'ils veulent m'empêcher de revenir. Je n'ai aucun intérêt à revenir", a-t-il dit.
"Si vous allez en Arabie saoudite et buvez une bière, on vous arrête. C'est le même genre de chose. Ca en dit long sur la qualité du pays", a-t-il ajouté.
L'historien a indiqué qu'il donnerait vendredi une conférence de presse à Londres pour "appeler au boycottage international des historiens allemands et autrichiens jusqu'à ce que leur gouvernement abandonne ces législations absurdes" condamnant la négation de l'Holocauste.
Il avait plaidé coupable et avait été condamné au terme d'un procès qui n'avait duré qu'une journée en février dernier. Il était jugé dans le cadre d'une législation autrichienne de 1947 permettant des poursuites contre la négation du génocide des juifs et des crimes contre l'humanité commis par les nazis.
David Irving est notamment l'auteur de "Hitler's War" ("La guerre d'Hitler"), un livre paru en 1977 qui tente de minimiser les atrocités nazies et d'exonérer Adolf Hitler de sa responsabilité pour les camps de la mort.
L'historien avait aussi affirmé qu'il n'y avait pas eu de chambres à gaz à Auschwitz, affirmation sur laquelle il est revenu lors de son procès, et dit que le nombre des victimes juives des nazis avait été très exagéré.
Lors des 400 jours qu'il dit avoir passé en cellule d'isolement, l'historien a écrit 4.000 pages pour deux livres, la moitié sur une biographie du chef des SS Heinrich Himmler et 2.000 pages de mémoires.
Source : AFP