Les forces de sécurité saoudiennes "ont pris toutes les dispositions possibles" pour assurer le bon déroulement du Hadj de cette année, qui devrait rassembler quelque deux millions de fidèles, a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse mercredi soir à Mina, près de La Mecque.
"Nous espérons que rien ne se produira" qui puisse perturber ce grand rassemblement annuel, a-t-il encore dit, avant d'ajouter: "Nous nous attendons à tout (...). Et nous agirons avec fermeté et vigueur" face à tout risque.
Le pèlerinage de cette année intervient sur fond de violences confessionnelles en Irak, un pays voisin de l'Arabie saoudite, qui comme les autres monarchies pétrolières du Golfe, dirigées par des régimes sunnites, redoutent les retombées de ces violences sur leurs propres communautés chiites.
"Le fidèle est tenu d'accomplir ses rites conformément à la charia", la loi islamique, et "le Hadj ne peut se prêter à aucune autre activité" de caractère politique ou confessionnelle, a souligné le ministre.
"Nous espérons que tous (les fidèles) aient cela à l'esprit, et nous ne tolérerons aucune autre activité (que les rites du pèlerinage) de quelque nature qu'elle soit et d'où qu'elle vienne", a dit le ministre saoudien de l'Intérieur, interrogé sur les risques de tensions confessionnelles durant le hadj.
Outre l'Irak, l'Iran, dont les rapports sont tendus avec l'Arabie saoudite en raison de la situation dans leur voisin irakien, constitue aussi une source de souci pour Ryad, Téhéran insistant souvent à utiliser le pèlerinage annuel de La Mecque pour dénoncer l'existence de l'Etat d'Israël et l'influence américaine dans la Péninsule arabique.
Le pèlerinage à La Mecque est l'un des cinq piliers de l'islam, que tout musulman se doit de faire au moins une fois dans sa vie, s'il en a les capacités physiques et financières.
Source: AFP