Le gouvernement a décidé le 20 décembre d'interdire la diffusion de Nichane dont le directeur Driss Ksikès et la journaliste Sanaa al-Aji comparaîtront le 8 janvier à Casablanca pour "atteinte à l'islam, à la morale et aux moeurs".
Ce journal avait publié le 9 décembre un dossier intitulé: "Comment les Marocains se rient de la religion, du sexe et de la politique", contenant des blagues circulant dans le pays.
"La FMEJ déplore la mesure administrative dont a fait l'objet l'hebdomadaire Nichane, et qui aboutit de fait à l'interdiction d'un titre de presse par voie extra-judiciaire", indique cette fédération.
Concernant le contenu du dossier publié par Nichane, "la FMEJ affirme que la pratique journalistique saine doit s'attacher au respect des valeurs qui fondent l'identité collective et les convictions, notamment religieuses, de la société marocaine".
La FMEJ constitue un collège au sein du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM). Ce syndicat avait dénoncé l'interdiction de diffusion de Nichane tout en prônant un journalisme "constructif" qui respecte la "déontologie et les croyances religieuses des gens".
Source: AFP