Fatima SAADI, nouvelle conseillère municipale Verte pour le 19e arrondissement , a compris de fond en comble la vie profonde de la métropole parisienne, a indiqué dans une interview que les gens qui ont servi de main d’oeuvre bon marché pour La France et qui pour, la plus part, ont été mobilisés lors des deux guerres mondiales se trouvent aujourd’hui marginalisés seules ou en famille. S’ils avaient la chance d’être instruit et de bénéficier d’un statut respectable au sein des entreprises et de la société, ils ne seraient pas parqués dans les banlieues comme une population de deuxième classe, bonne à exploiter mais sans perspectives socioculturelles. Si tel est l’amer constat pour les émigrés, il ne faut pas s’étonner qu’aujourd’hui du déracinement les enfants d’émigrés. Ces enfants nés en France continuent à ressentir la haine et subir le mépris de certaines institutions qui font d’eux des délinquants potentiels.
«J’ai souvent lutté contre toutes les formes d’exclusion, de marginalisation, de discrimination et pour le droit de vote des étrangers mais surtout du droit à la citoyenneté qui garantirait non seulement le droit de vote mais aussi le droit à l’éligibilité. Certains craignent qu’accorder le droit de vote aux résidents étrangers fasse émerger un vote identitaire, communautaire, que La France risque d’être divisée, que La République ne soit plus une et indivisible. Cette crainte n’est pas justifiée et continuer à renier ce droit c’est vouloir maintenir en catimini une sorte de discrimination sous-tendue or à vrai dire c’est la différenciation dans l’attribution du droit de vote qui peut faire naître ce communautarisme. Aujourd’hui, au lieu d’utiliser cette question comme promesse électorale il est temps d’agir et d’appliquer tout simplement le principe d’égalité des chance : "mêmes droits, mêmes devoirs " a-t-elle ajouté ».
Source : Kabyl.com