Somalie (IQNA)- La traque des islamistes continue

12:55 - January 06, 2007
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Mogadiscio - Les opérations contre les islamistes somaliens, auxquelles les Etats-unis se sont joints, se poursuivront « tant qu’ils seront en Somalie », a prévenu hier le gouvernement somalien, alors que des initiatives diplomatiques commencent à être prises pour régler la crise.
Le président ougandais Yoweri Museveni, qui a mis dès janvier 2005 un bataillon à la disposition d’une éventuelle force de paix africaine en Somalie, a appelé la communauté internationale à aider financièrement « maintenant les Somaliens à reconstruire leur pays » en guerre civile depuis 1991, après un entretien à Addis-Abeba avec le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi. Relevant que l’intervention de l’armée éthiopienne contre les islamistes somaliens « n’a pas provoqué de déflagration régionale », M. Meles a lui aussi insisté sur la nécessité d’un « soutien financier » à la Somalie, qui « devrait essayer d’organiser un dialogue incluant toutes les parties ».
Un Haut commandant des tribunaux islamiques, Cheikh Hassan Yaqub, a lui déclaré à l’Afp que « la guerre n’est pas finie ». « Nous allons mener des opérations de harcèlement et aussi des attaques à l’explosif », a-t-il ajouté par téléphone satellitaire.
Assurant se trouver dans la région extrême sud de la Lower Juba, frontalière avec le Kenya, il a affirmé que les islamistes disposaient encore de « milliers de combattants » et de 150 véhicules armés.
Face à eux, « nous avons environ 12.000 soldats éthiopiens en Somalie », a déclaré le vice-Premier ministre somalien Mohamed Hussein Aïdid. « Environ 3.000 combattants islamistes avec leurs armes sont dans la capitale (...) Pour nous, la mission contre les islamistes n’est pas terminée. Nous allons les réprimer tant qu’ils seront encore en Somalie », a-t-il prévenu.
À propos du désarmement de la capitale, M. Aïdid a reconnu que « désarmer la Somalie n’était pas simple ». Le désarmement sur base volontaire qui se terminait hier a échoué et le désarmement par « la force » des milices locales débutera samedi, selon le vice-ministre de la Défense, Salad Ali Jelle.
Selon le gouvernement somalien, les dirigeants des tribunaux islamiques sont en fuite dans l’extrême sud du pays, près du Kenya qui a fermé sa frontière terrestre avec son voisin pour empêcher toute infiltration.
Des combattants islamistes détenteurs de passeports britanniques, canadiens, danois et érythréens sont en fuite vers le Kenya, a assuré hier le ministre kenyan des Affaires étrangères, Raphael Tuju, selon qui certains d’entre eux ont tenté d’envoyer leurs familles au Kenya.

Source: AFP


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