Les pays musulmans ne bénéficient pas des investissements directs étrangers (Ide). Le constat est amer, mais les échanges commerciaux au sein de la communauté musulmane sont étranglés par les divergences politiques. ‘Les échanges commerciaux entre les pays musulmans ne représentent que 13 % de leur commerce extérieur. De plus ils n’accueillent que 6 % des investissements directs étrangers mondiaux’, a souligné Omar Bolat, le président de l’Association turque des hommes d’affaires et industriels indépendants (Müsiad en langue turque). Selon M. Omar Bolat, ces statistiques sont dérisoires par rapport au poids économique de la communauté musulmane qui compte plus de 1,2 milliard d’habitants.
Pour Omar Bolat, ‘il est nécessaire de relancer la route de la soie si un marché islamique commun doit voir le jour’. Mais pour y parvenir, il faudrait d’abord régler la question des visas. De plus, les barrières douanières font aussi obstacle au développement des exportations. ‘La croissance économique annule les divergences politiques’, a-t-il souligné. Même son de cloche chez Erol Yarar, le président de l’Ifb (International business forum). Ainsi, un programme décennal a été lancé en 2005 pour promouvoir les échanges entre pays musulmans. C’est le cas notamment d’une banque d’affaires et d’investissements. Créée en janvier 2006, son capital est de 1 milliard dollars. Une instance pour la collecte de la zakat a également été créée.
Source: Walf Fadjri