La journaliste et Driss Ksikès, directeur de la publication, sont poursuivis pour "atteinte à la religion islamique" et "publication et distribution d'écrits contraires à la morale et aux moeurs".
Les plaisanteries mettaient en scène le prophète Mahomet, le roi Hassan II et son ministre de l'Intérieur Driss Basri, des islamistes ou des Marocains à la recherche d'une sexualité performante.
"Je suis consterné car nous avons fait un dossier reprenant en faisant un tri des blagues circulant dans la société marocaine", avait dit à l'AFP M. Ksikès ajoutant "c'est donc un procès de l'Etat contre la société".
Plusieurs journaux ont été lourdement condamnés en 2006 pour diffamation à des amendes et peines de prison avec sursis, à la suite de plaintes pour offense à des chefs d'Etat étrangers ou à la royauté.
Mais c'était la seule fois en 2006 que les autorités interdisaient de fait un journal en prohibant sa diffusion.
Source: AFP