L'un des principaux accusés, Bob Seldon Lady, ancien chef de la CIA à Milan, a indiqué par l'intermédiaire de son avocat que cette affaire était politique et ne relevait pas de la justice.
"Mon client pense que la solution de cette affaire est politique et ne reconnaît pas l'autorité judiciaire" italienne, a déclaré Me Daria Pesce, cité par l'agence Ansa.
Un autre accusé de premier plan, le général Nicolo Pollari, ex-chef du renseignement militaire italien (SISMI), a fait savoir qu'il entendait citer comme témoins les ancien et actuel chefs du gouvernement italien, Silvio Berlusconi et Romano Prodi.
Les deux responsables ont opposé le secret d'Etat lors de l'enquête judiciaire sur cet enlèvement qui a empoisonné les relations entre l'Italie et les Etats-Unis.
Le parquet de Milan a demandé début décembre le renvoi devant la justice de 35 personnes au total, dont les 26 Américains et le général Pollari, limogé de son poste le 20 novembre.
La juge des audiences préliminaires, Caterina Interlandi, qui doit décider de l'ouverture ou non d'un procès pour ces 35 suspects après avoir entendu leur défenseur, ne devrait pas annoncer sa décision avant plusieurs mois.
Source:AFP