Chine (IQNA) - Être musulman au coeur de la Chine dans le Yunnan

12:08 - January 21, 2007
Code de l'info: 1520901
La mosquée de Kunming avec sa madrasa, dans laquelle un certain nombre d’adolescents apprennent le Coran, c’est un des plus anciens monuments de Kunming: construite il y a 400 ans.
À plus de 2.700 kilomètres de Pékin, à l’extrême sud-ouest de la Chine, aux confins du Vietnam, du Laos et de la Birmanie, le Yunnan est une province chinoise typique. Kunming, la capitale du Yunnan est une véritable métropole, avec environ 3,5 millions d’habitants qui oscille entre les excès de la modernité et le respect de la tradition.
C’est en plein cœur de Kunming, sur l’avenue Zhengyi Lu, que se trouve l’une des plus belles mosquées de la province. Avec sa madrasa, dans laquelle un certain nombre d’adolescents apprennent le Coran, c’est un des plus anciens monuments de Kunming : construite il y a 400 ans, cette mosquée, qui a la forme d’une pagode chinoise, n’a pas de minaret; elle avait été transformée en usine pendant la Révolution Culturelle, et elle vient d’être restituée à la communauté musulmane qui l’a restaurée. C’est aussi à Kunming que se trouvait le tombeau de seyid Edjell Chamss-ed-din Omar, mort en 1279, qui a construit les deux premières mosquées en Chine.
Sur les quelque 20 millions de Musulmans vivant aujourd’hui en Chine, près de la moitié sont des “Hui”, installés au Yunnan et dans la “Ceinture Coranique” formée par les provinces du Xinjiang, Ningxia, Gansu et Qinghai (les autres musulmans sont des Ouïgours, des Kirghizes et des Kazakhs).
À la différence des autres minorités, qui parlent une langue distincte, et portent un costume très spécial (surtout les femmes), les “Hui” ne se distinguent pratiquement pas des autres Chinois : on les reconnaît cependant à leur bonnet blanc et aux caractères chinois “qing zhen” qui figurent à la devanture de leurs restaurants et de leurs maisons de thé, et qui indiquent à la clientèle musulmane que ces endroits sont “purs et propre” (Halal). Leurs clients l’ignorent peut-être, mais la plupart des cuisiniers des restaurants chinois du Moyen-Orient sont des “Hui” qui ont émigré et qui sont retournés au pays de leurs ancêtres.

Source : Chris-kutschera.com
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