Téhéran (IQNA) - Le président iranien Mahmoud Ahmadinedjad a défendu mardi ses propos sur l'holocauste

13:24 - January 24, 2007
Code de l'info: 1521625
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a défendu mardi ses propos sur l'holocauste, en le qualifiant de "fabrication", et en prédisant à nouveau que l'Etat d'Israël allait "tomber en morceaux".
M. Ahmadinejad a repris son argumentaire traditionnel sur le thème de l'extermination des juifs pendant la seconde guerre mondiale.
"Puisque le fondement de cet incident (l'holocauste, ndlr) est une fabrication, et que toute l'existence de ce régime (d'Israël) repose sur lui, par conséquent ce régime va tomber en morceaux, ce n'est pas la peine de faire la guerre, c'est une question de temps ", a dit le président dans une adresse télévisée diffusée mardi soir.
M. Ahmadinejad, qui a appelé par le passé à ce que l'Etat hébreu soit "rayé de la carte", avait provoqué un scandale en qualifiant le génocide de "mythe" en décembre 2005.
Le gouvernement iranien s'est attiré une nouvelle vague de condamnations internationales en organisant en décembre dernier à Téhéran une "conférence internationale" sur l'holocauste qui s'est révélée être une tribune pour les révisionnistes de nombreux pays.
Le président avait déclaré à cette occasion qu'Israël allait "bientôt disparaître", tout comme l'URSS, en recevant à Téhéran les participants à la conférence.
M. Ahmadinejad soutient que l'holocauste est un "mythe" qui a été utilisé par les Occidentaux pour justifier la création de l'Etat d'Israël et priver les Palestiniens de leur terre.
Mardi il a qualifié l'holocauste d'"incident historique", en posant à nouveau la question de savoir "s'il s'est produit ou non".
Il a démenti que ses propos soient de l'extrémisme. "Ce n'est pas de l'extrémisme. C'est une politique étrangère active", a dit le président.
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinedjad a déclaré que les Etats-Unis étaient "absolument incapables d'infliger des dommages sérieux à la République islamique d'Iran." Et "ils voudraient blesser notre pays mais ils ne sont pas en mesure de le faire" a déclaré le président avec confiance dans un interview à la télévision iranienne mardi soir.
Le président a cependant admis que l'administration des USA exerçait des pressions sur l'Iran : "oui, il y a des pressions mais c'est une erreur," a-t-il poursuivi

"Je pense que G.W.Bush a commis de nombreuses erreurs. Les Etats-Unis font des erreurs les unes après les autre en Irak."

Interrogé pour savoir si sur une attaque militaire américaine contre l'Iran pourrait être une erreur, le chef d’Etat a répondu : Non. Ils ne sont pas en mesure pour prendre une telle décision. Je pense qu’il existe des personnes responsables aux Etats-Unis qui ne laisseront pas se produire. Ils en sont aussi incapables. La pression est plus d’ordre psychologique qu’autre chose."
Répondant aux questions des journalistes à la télévision iranienne, le président a poursuivi : "nous avons eu la plus grande coopération qu’il est possible d’avoir avec l'agence."

Le président iranien a ajouté "que nos activités nucléaires pacifiques ont toujours été transparentes, et nous nous sommes tenus fermement à nos engagements.

"Si l'énergie nucléaire pacifique est une bonne chose, elle doit l’être pour tout le monde et si elle est mauvaise pourquoi certaines puissances l'apprécient," a dit le président.

Il a dénoncé les puissances intimidantes qui condamnent l'Iran parce qu’elle se sert de l'énergie nucléaire pacifique.

En ce qui concerne la présence des inspecteurs de l'AIEA en Iran, a-t-il déclaré "basé sur ses règlements, l'agence présente une liste (d'inspecteurs) et le pays cible peut dire qu'il n'en accepte pas un certain nombre.

"Mais tout le monde est témoin du comment nous avons été traités à cet égard et combien de cris se sont élevés alors que l’Iran est une fois encore dans son bon droit."

L'Agence internationale de l'énergie atomique concernant les détails de mardi a souligné qu’il s’agit d’une question entre l'AIEA et les états concernés.

Le porte-parole de l'agence, Mélissa Fleming a été cité dans un communiqué libéré par l'AIEA un corps de l'ONU qui discutait avec l'Iran de sa demande de refuser quelques inspecteurs sur ses sites nucléaires.

Cependant, elle a ajouté, "il convient de noter qu'il y a un nombre suffisant d'inspecteurs acceptés par l'Iran et l'AIEA peut continuer son inspection selon les accords conclus avec l'Iran."

Le président a ajouté que pendant que les inspecteurs de l'agence installent des caméras dans nos installations "nous avons invité l'AEA à présenter un rapport sur les inspections menées dans d'autres pays."

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