"De plus en plus de jeunes font attention à ce qu'il n'y ait pas de porc. Ils s'y mettent petit à petit. Il y a donc un marché. Nous essayons de répondre à une demande", a expliqué Jean-Jacques Galpin, gérant du magasin Glup's de Nancy.
Les bonbons sont souvent élaborés à l'aide de gélatines animales, qui peuvent être faites à base de porc. A Nancy, une petite pastille mentionnait déjà la présence de ce composant dans les sucreries.
Les confiseries halal, réalisées à l'aide de gélatine de boeuf ou de poisson, sont encore très minoritaires. Dans le magasin de Nancy, seules neuf boîtes de nounours, cocas et autres bananes sont siglées halal - écrit en caractères européens et arabes - parmi 160 tubes non-halal.
"Pour l'instant, nous démarrons. Nous n'avons fait aucune publicité. Les fabricants viennent de s'y mettre, alors nous avons retenu ces bonbons pour les tester. Nous les laissons vivre tranquillement. Nous ne savons pas comment (les ventes) vont évoluer", a observé Jean-Jacques Galpin.
Le marché français des aliments "halal", longtemps marginal, était estimé à environ 3 milliards d'euros en 2005 et croît chaque année d'au moins 15%, selon Halal Magazine.
Sur les cinq millions de musulmans vivant en France, deux millions environ consomment chaque jour au moins un produit "halal", d'après une estimation du bureau des Cultes au ministère de l'Intérieur.
Source: AFP