Algérie (IQNA)- Le retour d’un dirigeant musulman

13:58 - February 04, 2007
Code de l'info: 1523608
L’ancien chef musulman du bras armé du FIS, Madani Merzag, utilise le référendum du 29 septembre sur la réconciliation nationale pour pousser les valeurs islamiques
Les Algériens se prononceront par référendum le 29 septembre sur un projet de Charte présidentielle visant « à consolider la paix et à sceller la réconciliation nationale » après plus d’une décennie de violence. Ce projet, rejeté par l’opposition, se veut une solution à la crise algérienne en offrant le pardon à « ceux qui se sont trompés de chemin ». En approuvant la Charte, les Algériens donneraient au président Abdelaziz Bouteflika tous les pouvoirs pour décréter de larges mesures de grâce.
L’ancien chef de l’Armée islamique du salut (AIS), le bras armé du FIS, rentre d’un lointain meeting en faveur de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. « Il est un peu fatigué », glisse Philippe, un homme d’affaires français proche de l’ancien guérillero.
Madani Merzag ne ménage pas ses efforts pour la victoire du oui au référendum. Cinq ans après avoir abandonné les armes, la principale figure de la guérilla islamiste parcourt le pays en apôtre du projet d’Abdelaziz Bouteflika. « Il fallait mettre fin à la tragédie et aider le président », dit-il. Il soutient avec enthousiasme les mesures juridiques et sociales destinées à blanchir et à réinsérer les ex-activistes.
« On essaye de nous coller la responsabilité des événements alors que les gens du régime savent très bien qu’ils ont provoqué la guerre », sourit-il. « Je ne suis pas un repenti. J’ai passé un accord les armes à la main dans le maquis avec l’état-major de l’armée algérienne », poursuit Madani Mezrag. « Je regrette les dégâts humains, mais c’était la guerre. Nous n’étions pas des criminels, notre combat contre le système était juste car nous voulions renverser un régime politicomafieux. »
Fidèle à ses convictions, il affirme vouloir prolonger son engagement par des voies pacifiques. « Je vais bien sûr continuer à m’investir dans la politique. Nos idées vont finir par triompher en Algérie. Je suis convaincu à 100% que le courant islamique va dominer la société », affirme-t-il.
" On militera après le référendum pour les nécessaires changements. On peut investir le champ social sans parti, sans chercher à prendre le pouvoir pour le pouvoir, en se préoccupant des idées plutôt que des personnes. Demain, on peut intégrer un mouvement islamiste déjà existant ou s’allier aux nationalistes pour avoir une force politique avec tous ceux qui croient à la religion et en l’Algérie."

Source: Kabylie
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