Démolir le passage de la porte « Bab al-Maghariba », attenante à la Mosquée Al-Aqsa, est un acte criminel grave. C’est pourquoi, le Maroc a une nouvelle fois mis en garde contre les conséquences dangereuses d’un tel fait irresponsable, le qualifiant de « violation flagrante » de la légalité et du droit international.
S.M. le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, tout en affirmant la nécessité du respect par Israël des résolutions des Nations unies relatives à Al-Qods Acharif, à son statut juridique et à la préservation de son identité religieuse et civilisationnelle, avait condamné ces travaux et appelé à leur cessation immédiate. L’Agence Bayt Mal Al-Qods Al-Sharif, issue du Comité Al-Qods présidé par le Souverain, a même exprimé son entière disposition à prendre en charge le financement des travaux qu’Israël entreprend, sous la supervision du département des Waqfs islamiques.
Pendant ce temps, des voix s’élèvent dans le monde musulman pour mettre en avant le danger représenté par les fouilles israéliennes dans et sous la mosquée, en vue de judaïser la ville sainte. La tentative israélienne dans ce sens ne date pas d’aujourd’hui. En 1996, le creusement d’un tunnel archéologique près de l’Esplanade des mosquées (Haram al-Charif) avait déclenché une violente réaction palestinienne qui s’était soldée par 76 morts, dont 15 Israéliens. En septembre 2000, la venue sur l’Esplanade d’Ariel Sharon, alors chef de l’opposition, avait été à l’origine de la seconde intifada. Sharon voulait ainsi réaffirmer les prétentions israéliennes sur l’ensemble d’Al-Qods où se trouve la Vieille ville, que les Palestiniens revendiquent comme capitale de leur futur Etat.
« La persistance de pratiques israéliennes illégales, faisant fi des sentiments de l’ensemble des musulmans, est incontestablement un défi aux accords internationaux, voire une violation directe des résolutions du Conseil de sécurité relatives à Al-Qods », a indiqué l’ambassadeur représentant permanent adjoint du Maroc auprès de l’Onu, Hamid Chabar, lors d’un débat sur le Proche-Orient au Conseil de sécurité.
Source: Jeunes du Maroc