"Ce qui a été évoqué, c'est une rentrée partielle pour les classes de 6e, 5e et 4e avec une date de rentrée, annoncée ce soir (dimanche), au 5 mars", a déclaré à l'AFP Me Devers, joint par téléphone.
"Ce qui a été demandé, c'est que toutes les familles viennent la semaine prochaine confirmer les inscriptions", a ajouté Me Devers, en précisant que la réunion organisée dimanche soir au collège-lycée avait réuni près de 160 familles "désireuses d'y inscrire leurs enfants".
L'ouverture de la classe de 3e a été "abandonnée avec la perspective du brevet", a encore expliqué l'avocat.
Vendredi, l'association Al-Kindi avait indiqué qu'elle était prête à ouvrir l'établissement très rapidement après le refus jeudi du tribunal administratif de Lyon, saisi de l'opposition du rectorat de Lyon à l'ouverture de l'établissement, de se prononcer sur le fond du dossier.
"Aujourd'hui, nous sommes prêts techniquement, juridiquement et administrativement pour accueillir les élèves", avait déclaré vendredi Nazir Hakim, président de l'association Al-Kindi, lors d'une conférence de presse.
Le tribunal a estimé jeudi que seules les instance juridiques propres à l'éducation nationale (Conseil académique de l'éducation nationale --CAEN-- en première instance et Conseil supérieur de l'éducation --CSE-- en appel) pouvaient trancher.
Le CSE avait de son côté renvoyé en novembre le dossier devant la justice administrative, estimant qu'il ne pouvait s'opposer à l'ouverture d'un lycée que pour des questions d'hygiène ou de morale, qui ne sont pas soulevées par le recteur.
Le recteur de Lyon s'oppose depuis la rentrée à l'ouverture de cet établissement, évoquant des raisons de sécurité et l'absence de direction effective. Selon lui, le futur directeur sert de "prête-nom" pour mettre en place une "direction de paille".
"Il résulte de l'analyse du jugement du CSE et du jugement du tribunal, qu'à ce jour, il n'y a plus d'opposition juridique valable à l'ouverture" du collège-lycée, avait estimé Me Devers.
"Il serait très imprudent de considérer que le tribunal a levé l'opposition à l'ouverture du lycée", avait estimé le rectorat, en soulignant qu'une seconde demande, refusée par le CAEN pour des raisons de sécurité, devait être considérée en appel par le CSE le 28 février. "En attendant, l'opposition subsiste", avait t-il ajouté.
"S'il y a débat, on ira débattre devant les tribunaux mais on ne déroge plus", a affirmé dimanche Me Devers.
S'il ouvre le 5 mars de façon effective, l'établissement Al-Kindi sera le deuxième de ce type en France, et le premier en taille, après le lycée Averroès de Lille, avec une capacité d'accueil de 140 élèves.
Source : AFP