Les forces américano-irakiennes sont restées sur le qui-vive pour ce premier anniversaire: une bombe chimique, composée de chlore, a fait à Bagdad, selon les bilans, trois à six morts, et 35 à 73 personnes ont été intoxiquées.
C'est la deuxième fois que des activistes font exploser une bombe chimique artisanale en deux jours. Mercredi, un engin de ce type avait explosé à Bayaa, dans le sud-ouest de Bagdad, tuant cinq personnes et en intoxiquant 140 autres.
Le chlore a déjà servi d'arme pendant la Première Guerre mondiale, mais son utilisation en Irak a une résonance particulière pour la population, Saddam Hussein ayant eu recours à ce genre d'armes dans les régions kurdes au cours des années 1980, pendant la guerre Iran-Irak.
Pour le général américain Raymond Odierno, qui coordonne les opérations au jour le jour des forces américaines en Irak, le recours aux bombes chimiques participe d'une nouvelle campagne des insurgés pour favoriser l'instabilité dans le pays.
"Ce qu'ils essaient de faire, c'est de s'adapter de sorte qu'ils puissent continuer à créer de l'instabilité", a dit le général Odierno aux journalistes, dans une vidéo-conférence donnée au Pentagone.
Du côté de Samarra, là même où la mosquée d'Or fut "décapitée" voici un an, l'armée américaine a annoncé la capture de cinq membres présumés du réseau Al Qaïda jeudi.
Le lieutenant-colonel Christopher Garver, porte-parole militaire américain, s'est refusé à dire si les opérations menées par les Américains dans la région de Samarra, au nord de Bagdad, découlaient de renseignements faisant état d'un risque d'attentats censés coïncider avec l'anniversaire de la destruction du dôme de la mosquée d'Or.
Source: L'express