Tunisie (IQNA)- Des vertus de l'Islam

10:10 - February 24, 2007
Code de l'info: 1528169
Clôture du colloque sur la religion et la culture du comportement civilisationnel dans la société humaine en présence du ministre des Affaires religieuses, le colloque scientifique, qui a enregistré une participation significative en qualité et en quantité, aura contribué à jeter les bases d'une véritable coexistence entre les religions.
Dans son intervention, Dr Dim Ansorge de l'Académie catholique du diocèse d'Essam, a parlé de la pluralité des religions et de la culture du comportement civilisationnel dans la perspective de Joseph Ratzinger devenu pape sous le nom de Benoît XVI.
Dans cet ordre d'idées, il a commencé par rappeler la déclaration faite par le Pape à Ankara, lors de la visite officielle qu'il a effectuée en Turquie en novembre 2006, où il a dit que «la présence active des religions dans la société est un facteur de progrès et d'enrichissement pour tous». Ce à quoi lui a rétorqué le Premier ministre turc : «L'Islam est une religion d'amour et de tolérance». L'intervenant a insisté sur le fait que la déclaration papale est plutôt comme un facteur déterminant en faveur de la culture du comportement civilisationnel.
Le conférencier a terminé son intervention en rappelant un voeu pieux fait par le Pape : «Pour une culture et une nation, se couper des grandes forces éthiques et religieuses de son histoire revient à se suicider. Cultiver les jugements moraux essentiels, les maintenir et les protéger sans les imposer de façon coercitive sont une condition de la subsistance de la liberté face à tous les nihilismes et à leurs conséquences totalitaires.»
Lors des débats, le Dr Tahar Ben Guiza a tenu à rappeler au conférencier que par principe, on ne doit jamais citer une information de troisième main. En ce qui concerne Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, il s'est référé à Adel Théodore Khoury (Sources chrétiennes arabes, 115, Paris 1966) qui a cité Arlandez qui a, lui-même, cité Ibn Hazem. Cela relève d'une erreur méthodologique car dans un discours scientifique, on doit inévitablement citer une information de première main.
Sa deuxième erreur a été d'ordre dogmatique. L'Islam n'a jamais été opposé au rationalisme. Ibn Rochd, musulman éclairé, nourri à la source du rationalisme, a prouvé que cette doctrine n'est point une spécificité exclusive du christianisme.

Source: Allafrica
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