Le "convoi" d'Ammar al-Hakim "a été arrêté alors qu'il revenait d'Iran. Il a été retenu avec deux de ses gardes", a indiqué un responsable du parti sous couvert de l'anonymat, ajoutant cependant qu'une "solution semble avoir été trouvée".
"Demain, s'il n'est pas libéré, une manifestation sera organisée à Najaf", ville sainte chiite au sud de la capitale, a-t-on toutefois déclaré de même source.
Le convoi dans lequel circulait Ammar al-Hakim a été stoppé près du poste-frontière de Mehran, à quelque 130 km à l'est de Bagdad, car les vitres de son véhicule étaient teintées, ce qui est interdit en Irak.
Ammar al-Hakim est souvent présenté comme le numéro deux du parti de son père.
Bien qu'accusé de maintenir des liens avec Téhéran, et de disposer d'une branche armée, les Brigades de Badr, soupçonnée d'assassinats visant des sunnites, le CSRII est considéré comme "modéré" sur la scène politique irakienne.
Abdel-Haziz Hakim a notamment été reçu à la Maison Blanche le 4 décembre.
Il s'était, après cet entretien, déclaré opposé à un retrait immédiat des troupes américaines.
M. Hakim avait cependant déjà eu maille à partir avec les Etats-Unis, notamment lors de l'arrestation chez lui, le 21 décembre, d'un diplomate iranien.
Selon un haut responsable militaire américain, cet homme n'était autre que le plus haut gradé en charge des opérations de la Force Al-Qods des Gardiens de la révolution iranienne.
A Kerbala (sud), le représentant du grand ayatollah Ali al-Sistani, plus haute autorité religieuse chiite, a appelé à l'apaisement.
"Je ne comprends pas pourquoi nous nous divisons sur un crime, comme s'il s'agissait d'une dispute entre confessions", a déclaré Ahmed Al-Safi à l'occasion des prières.
Source: AFP