"La détérioration de la situation au Proche-Orient exige la solidarité parmi les Etats musulmans", a-t-il déclaré à ses hôtes.
La rencontre a réuni les chefs de la diplomatie du Pakistan, de l'Arabie saoudite, de la Jordanie, de la Turquie, de l'Egypte, de la Malaisie et de l'Indonésie, ainsi que le secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu. Elle vise à préparer un sommet des dirigeants en Arabie saoudite, qui sera organisé par le roi Abdallah.
"Une nouvelle initiative est nécessaire afin de résoudre les conflits" qui meurtrissent le Proche-Orient, a ajouté le Premier ministre pakistanais, cité dans un communiqué.
Les ministres et le responsable de l'OCI ont "accueilli et soutenu l'initiative du général-président Pervez Musharraf en vue d'une solution aux crises du Proche-Orient et ont indiqué que cette initiative renforcera le processus de paix et posera les fondations d'une paix durable", ajoute le communiqué.
Le mois dernier, le président Musharraf s'était rendu dans l'ensemble des pays présents dimanche dans la capitale pakistanaise, ainsi qu'en Iran, Syrie et aux Emirats arabes unis (EAU).
Les dirigeants avaient alors convenu "du besoin d'efforts collectifs et de présenter un front commun en vue de résoudre les conflits dans la région, de contrer la poussée du radicalisme, de l'extrémisme et du terrorisme et de promouvoir l'unité, l'harmonie et la réconciliation dans le monde musulman", a précisé le ministère pakistanais des Affaires étrangères.
Peu avant la réunion d'Islamabad, M. Musharraf s'est également entretenu avec le président palestinien Mahmoud Abbas, tandis que le ministre pakistanais des Affaires étrangères Khurshid Kasuri a parlé avec ses homologues iranien Manouchehr Mottaki et syrien Walid Al-Mouallem.
Le Premier ministre Aziz s'est de son côté entretenu avec le Premier ministre libanais Fouad Siniora, a-t-on appris de sources officielles.
Les pays réunis à Islamabad "veulent relancer le processus de paix dans l'impasse au Proche-Orient et envoyer le message selon lequel la région ne peut pas se permettre un autre conflit", a indiqué un responsable gouvernemental sous couvert de l'anonymat, dans une allusion à l'Iran.
Le vice-président américain Dick Cheney a averti samedi, lors d'un déplacement en Australie, que "toutes les options restaient sur la table", y compris l'option militaire, afin d'éviter la "grave erreur" que constituerait un Iran nucléarisé.
De hauts responsables pakistanais ont évoqué en privé leurs craintes suite à la nomination d'un officier de la marine à la tête des forces armées américaines dans la région, y voyant un signe pouvant suggérer une intervention en Iran.
Source : AFP