Rachid Benzine, Malek Chebel, Abdelouhab Meddeb, Mohamed Arkoun : les penseurs d'un islam moderne, ouvert, ont investi le Salon pour communiquer leur message.
Toujours est-il que cette treizième édition du Salon international de l'édition et du livre met à l'honneur maints penseurs d'un islam moderne, connus pour leurs publications et leurs interventions télévisées en France ou dans le reste de l'Europe. Il ne s'agit d'ailleurs pas d'une coïncidence.
Le message de ces intellectuels, fréquemment habitués aux débats sur l'islam en France et quelquefois très médiatisés, se retrouve dans une constante. Qu'est-ce que l'islam? A cette question, Rachid Benzine par exemple, auteur des Nouveaux penseurs de l'islam, répond par une injonction : ne pas tomber dans une confusion sémantique. Car autour du mot islam, le risque de confusion est grand.
Une réalité historique qu'a souligné, Malek Chebel en présentant son ouvrage «L'Islam et la Raison». Rapelant que certaines époques ont été "fastes" pour la réflexion et les idées musulmanes, comme sous l'ère de la dynastie abbasside à Bagdad, de l'Espagne musulmane, ou encore l'Egypte des Fatimides, Malek Chebel refuse qu'on dise que l'islam serait nécessairement rétrograde, antimoderniste. L'islam a été une religion amie de la Raison : il s'agit aujourd'hui, alors que «l'islam est à la croisée des chemins», de hâter l'avènement d'un islam des Lumières, éclairé, pour ne pas se laisser imposer un islam rétrograde d'une part, et pour ne pas donner raison à ceux qui, dans les pays occidentaux, dénigrent l'islam pour cela.
source: All-afrique