La directrice générale de la Fédération de soccer du Québec soutient à 100 % l'arbitre qui a expulsé une jeune joueuse de 11 ans à cause de son hijab lors d'un tournoi à Laval.
«L'arbitre a agi en son âme et conscience parce qu'il considérait que le hijab représentait un danger, explique Brigitte Frot. Les directives de la FIFA (Fédération internationale de football association) interdisent de façon spécifique tout ce qui ne fait pas partie de l'équipement de base. Nous n'avons même pas le droit aux bandeaux.»
Sur le site Web de la FIFA, dans la section «Équipement des joueurs», il est stipulé que «les joueurs ne sont pas autorisés à porter tout objet représentant un danger pour eux-mêmes ou un autre joueur» sans autre détail. De même, «colliers, bagues, bracelets en cuir ou en plastique», boucles d'oreilles, etc. sont prohibés pour «éviter» les blessures.
Mohamed S. Kamel, porte-parole du Forum musulman canadien, est choqué: «Porter un hijab est une décision personnelle que l'on doit respecter. J'étais moi-même coach de soccer. Je connais par coeur la réglementation. Qu'y a-t-il de dangereux dans un foulard, surtout qu'il est rentré dans le chandail? Elle a participé à plusieurs tournois sans aucun problème.»
Se réservant le droit de porter l'affaire devant la Commission des droits de la personne, M. Kamel se demande si cette affaire n'aurait pas un lien avec Hérouxville.
«Je ne suis pas capable de relier les deux, mais le hasard est étrange», dit-il.
Brigitte Frot n'est pas de cet avis: «Ça prend des proportions incroyables. Certains sont en train de transposer ce débat à l'opposé de ce qui devrait être.» Source : canoe infos