"Il n'y a aucune intention de contourner l'article 2", qui porte sur la charia islamique, a déclaré M. Moubarak en soulignant que "cet article restera" dans la Constitution égyptienne, rapporte le quotidien gouvernemental Al Ahram.
"Le but des allégations sur un amendement de l'article 2 de la Constitution, qui porte sur la charia islamique, est de semer la confusion sur les amendements constitutionnels prévus", a encore déclaré aux journalistes, Gamal Moubarak, président du comité politique du Parti National démocrate et adjoint au secrétaire général.
Le président égyptien Hosni Moubarak a présenté récemment une série de propositions pour amender la Constitution, ce qui avait amené des intellectuels égyptiens a demandé l'amendement de son article 2 pour que la charia devienne "l'une des sources de la législation" et non pas la référence "principale".
Cette demande avait soulevé le haro des Frères musulmans, qui contrôlent un cinquième des 454 sièges du Parlement.
Le deuxième article de la Constitution proclame l'Islam religion de l'Etat et la charia source principale de toute législation.
Il avait été introduit par l'ancien président Anouar Sadate en juin 1980, alors que le Code Napoléon était la référence de la législation égyptienne depuis environ deux siècles.
La démarche du président Sadate avait été perçue comme une tentative de courtiser les islamistes qui contestaient son régime accusé d'alignement sur l'Occident .
Source :AFP