Irak (IQNA)- En Irak, la résistance est d’abord islamique

13:53 - March 12, 2007
Code de l'info: 1531909
Proche de la guérilla islamiste, l’avocat Hussein al-Falloudji est député de Fallouja, le coeur de ce qu’on appelle le « triangle sunnite ».
Fallouja est la ville, extrêmement religieuse, ¬elle compte 83 mosquées ¬, fut le quartier général de toutes les organisations islamistes les plus radicales, et elle est baptisée par Washington « centre du terrorisme en Irak ».
Cela lui valut de subir deux sièges de l’armée américaine, le dernier en octobre et novembre 2004, après avoir refusé de livrer le terroriste jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, et d’être en partie détruite lors des combats. De passage à Amman, Hussein al-Falloudji explique.

Propos recueillis par Jean-Pierre Perrin :
-Vous êtes parlementaire et vous soutenez ouvertement la guérilla, est-ce compatible ?
-Oui, je suis député pour contribuer à resserrer l’étau sur les Américains et aussi prendre des décisions qui profiteront à mon peuple. En même temps, je suis pour la révolution.
-Quelle révolution ?
-Islamique. Nous voulons un Etat islamique en Irak. Nous ne sommes pas gênés de dire que la résistance brandit le drapeau de l’islam. Au contraire, on en est très fier. C’est grâce à ces musulmans religieux qu’on a mis en échec cette armée américaine que l’on disait invincible. Mais je suis pour un rapprochement idéologique de toutes les forces. On peut avoir des divergences avec des résistants qui ne sont pas religieux, mais je rends hommage à tous nos combattants, religieux ou non. Mais la résistance est d’abord islamique. Le problème qu’ont les Occidentaux, ce n’est pas avec la résistance elle-même, c’est qu’elle soit islamique, ce qu’ils ont du mal à accepter.
-Existe-t-il une coordination entre les groupes liés à Al-Qaeda et ceux plus spécifiquement irakiens ?
-Il y a deux résistances. L’une nationale et l’autre transnationale. C’est la première qui est majoritaire. Mais, comme le travail militaire a précédé le travail politique, il n’y a donc pas de commandement unifié. Une certaine coordination, oui, sinon on n’aurait pas enregistré tous ces succès militaires, mais elle ne va pas jusqu’à édifier un commandement unifié.
Allez-vous vous réjouir si demain les Américains attaquent l’Iran ?
Je me réjouirais que l’Iran se remette sur la bonne voie. Pas d’une telle attaque.

Source : Info-palestine
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