L’ambassadeur de l’Algérie en France, Missoum Sbih, a pris part, avant-hier, à une rencontre-débat intitulée «Dialogue entre les cultures et les civilisations», tenue à Paris, rapporte l’APS.
Cette rencontre, qu’a abritée la Grande-Mosquée de Paris, a également vu la présence du président de l’association France-Algérie et membre du Conseil constitutionnel français Pierre Joxe, du ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy ainsi que de la déléguée générale de Palestine en France, Hind Khourty.
Les différents intervenants ont, tout au long de cette rencontre-débat, discuté sur un thème jugé très important, à savoir «l’enjeu et le défi du dialogue entre les peuples», rapporte la même agence. Le recteur de cette mosquée et président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur, a indiqué dans son intervention, que «la Mosquée de Paris œuvre sans relâche pour l’enrichissement de nos cultures en favorisant la bonne entente de toutes les familles spirituelles en France».
Tout en rappelant que «l’Islam est une religion de tolérance et d’ouverture», Dalil Boubakeur a mis en relief l’aspect géopolitique qui exige la nécessité de «ce genre d’échanges appelant à favoriser le dialogue entre les cultures et le dialogue inter-religieux». Le ministre des Affaires étrangères français a, pour sa part, accentué son intervention sur la nécessite de promouvoir le dialogue entre les peuples face «à la mondialisation qui accompagne parfois l’affirmation des identités et par conséquent du risque de divorce entre les cultures», rapporte encore l’APS.
Tout en mettant en avant l’importance de l’éducation, de la culture et de la connaissance pour «une vision humaniste commune», l’intervenant a indiqué que «le combat pour la connaissance mutuelle et le partage des savoirs n’est jamais acquis», avant d’ajouter qu’il reste «un combat permanent, un combat jamais achevé». Il a dans ce même contexte souligné que «le défi que doit affronter la communauté internationale, les Etats, les ONG, les grandes religions, dans les années à venir afin que la société de la connaissance soit un instrument de paix et non un facteur de division», tout en mettant en relief la nécessité «d’éviter tout amalgame entre l’Islam qui est une grande religion, et l’islamisme radical». Il a d’ailleurs tenu à faire savoir que l’Union européenne doit être «aux avant-postes du dialogue entre les cultures». Douste-Blazy a, par ailleurs, déclaré que les relations entre l’Algérie et son pays «sont excellentes», en déclarant : «Je souhaite qu’elles continuent à se développer.»
Source :APS