Algérie (IQNA)- Le petit pèlerinage des Lieux saints de l’Islam bien controlé

8:49 - April 08, 2007
Code de l'info: 1535038
L’ambassade saoudienne à Alger a consenti à passer au compte-gouttes les demandes de visa.
Partir accomplir Omra aux Lieux saints de l’Islam commence, ces dernières années, à intéresser de plus en plus d’Algériens. Le chiffre des pèlerins emballés par ce type de tourisme religieux a observé une courbe nettement ascendante, notamment depuis trois ou quatre ans. Le coût du voyage, moins cher que pour le hadj, est en grande parti à l’origine de cet afflux de plus en plus important d’Algériens vers La Mecque pour l’accomplissement d'Omra. Mais, cette pression semble être négativement répercutée sur l’organisation de ce voyage pour les dizaines de milliers de pèlerins, comme le démontre la pagaille qui a caractérisé la gestion de ce flot énorme de demandeurs de visa pour l’Arabie Saoudite. Si jusqu’à présent l’intervention des agences de voyages privées dans l’opération d’acheminement des hadjis vers les Lieux saints de l’Islam a souvent souffert d’approximations, qui leur ont valu à chaque fois des rappels à l’ordre de la part des autorités, cette année, un autre élément est venu ajouter son grain de sel à une entreprise pas toujours facile à gérer.
Les autorités consulaires saoudiennes ne semblent pas voir d’un bon œil cette masse de plus en plus importante d’Algériens attirés par ce voyage appelé communément petit hadj. Conséquence lamentable de cette situation, les agences de voyages, ainsi que la compagnie aérienne nationale se sont retrouvées prises entre le marteau des clients et l’enclume du système informatique de l’ambassade saoudienne à Alger, qui a consenti à passer au compte-gouttes les demandes de visa. Pourtant, le gouvernement saoudien a récemment mis en place un programme appelé “Omra plus”, qui combine le petit pèlerinage dans les Lieux saints aux loisirs, et ce, afin d’attirer encore plus de touristes religieux en dehors du hadj.
La raison en est que de plus en plus de pèlerins, qui vont à La Mecque pour Omra, cherchent à prolonger leur séjour et à faire le tour du pays, affirment les responsables saoudiens du tourisme. En dehors des contrecoups économiques d’une telle crise sur la compagnie aérienne publique et les voyagistes, le traitement réservé cette fois-ci à nos petits hadjis demeure totalement incompréhensible.

Source : Liberte

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