Sénégal (IQNA)- L’Islam,l' atout diplomatique du Sénégal

12:00 - April 08, 2007
Code de l'info: 1535058
Islam, la religion de la majorité des Sénégalais, n’a jamais cessé d’être le fer de lance de la diplomatie sénégalaise.
Elle a toujours porté le rayonnement du Sénégal. Elle a donné à ce pays ses premiers hommes de lettres, ses premiers résistants et ambassadeurs. Ceux-là furent les porte-étendards de la culture sénégalo-islamique. Le nom de ce pays a d’abord raisonné à l’étranger avec ces derniers. Fouta fut connu en Orient comme foyer de la science et de la culture islamiques avec Cheikhou Oumar El foutiyyou. Et c’est de ce foyer-là que la culture scientifique du Sénégal s’est répandue dans l’Afrique de l’Ouest jusqu’à atteindre une partie de l’est. L’école islamique du Sénégal y est devenue un modèle.
L’œuvre diplomatique du Foutiyyou s’est poursuivie avec Cheikh Ibrahima Niasse El Kaolakhiyyou. L’homme qui a fait respecté les porteurs de la culture sénégalo-islamique dans les tribunes et rencontres scientifiques du monde musulman.
L’image du Sénégal en Orient aujourd’hui et sa grandeur ne sont que le fruit du labeur de ces figures historiques du Sénégal. C’est leur œuvre qui nous vaut ces sommets du monde musulman que le Sénégal abrite, ce respect incommensurable de ses chefs d’Etat, cet intérêt des bailleurs de fonds et princes du Golfe, etc. Malheureusement, après ces géants-là, la présence scientifique du Sénégal dans des cercles comme celui de l’OCI, n’est plus ce qu’elle était. La diplomatie sénégalaise est maintenant moins ambitieuse. Elle se sert de l’Islam pour faire du ‘concret’ et permettre à quelques personnes de s’affirmer.
Voyant que la culture sénégalo-islamique rendait difficile son installation au Sénégal, le colonisateur a tout fait pour empêcher son développement. Il a contré l’ouverture des hommes qui la portent au monde moderne et a essayé de la confiner dans les mosquées et cérémonies socio-religieuses.
Ce qui fait que cette culture est toujours relégué au second plan. Elle ne compte que quand il s’agit d’appâter les pétrodollars. Sinon, comment expliquer que ce pan entier du patrimoine culturel et scientifique du Sénégal n’est jusqu’ici pas valorisé ?

Source : Walf Fadjri
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