Au cours d’un discours retransmis sur la chaîne Al-Manar à l’occasion de la remise de diplômes de plus de 1700 élèves, le chef du Hezbollah a attaqué le projet du tribunal international estimant qu’il a été créé pour rendre des verdicts préconçus envers des suspects de l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri.
Le secrétaire général du parti chiite a proposé un référendum ou des élections parlementaires anticipées afin de permettre aux Libanais d’avoir leur mot à dire concernant l’impasse politique actuelle, sinon, le statu quo persistera pour deux mois de plus et a accusé la majorité parlementaire soutenant le Premier ministre Siniora d’observer les instructions du chef d’état américain Georges Bush.
« La majorité s’attend au déclenchement d’une guerre régionale d’ici trois mois, avril, mai, juin, contre l’Iran … ce qui affectera toute la région. » a-t-il déclaré, et d’ajouter « Mais si cette guerre n’éclate pas ? (…) Et est-ce qu’ils ont réfléchi aux répercussions d’une telle guerre si jamais elle se déclare ? »
Nasrallah a signalé que l’opposition est « déterminée afin d’éviter toute guerre civile ». Il a également salué le président Emile Lahoud, le qualifiant de « gardien des principes nationaux ».
Source: Libanews