Genève (IQNA)- Une plainte sera déposée contre le directeur de la Mosquée

10:04 - April 11, 2007
Code de l'info: 1535892
Les quatre employés licenciés estiment que leur congé est nul.
Au lendemain des licenciements de quatre employés de la direction, les «décapités» affûtent leurs armes. Parmi eux, le porte-parole Hafid Ouardiri et l’ex-dirigeant de l’institution du Petit-Saconnex Mahmoud Fadl, limogés comme leurs collègues «pour des motifs économiques».
Les syndicats s’en mêlent, une initiative politique est en gestation et une pétition circule. De plus, selon nos informations, une plainte pénale contre le directeur actuel va être déposée par les intéressés. Ces derniers estiment avoir été diffamés par le nouveau dirigeant via des rumeurs qu’il aurait diffusées.
Les ex-employés, prêts à en découdre en justice, considèrent leur licenciement comme injuste, illégal et brutal. Par l’intermédiaire de Me Jean-Bernard Waeber, ils ont déposé hier un recours devant le Conseil de la fondation culturelle islamique: «Le nouveau directeur est arrivé en Suisse le 12 mars pour venir, disait-il, exécuter des ordres, explique l’avocat. Il obtient son permis le 28 mars et procède à des licenciements. On s’interroge s’il avait bien le pouvoir d’agir.
Nous demandons en outre que les employés soient auditionnés et que leur cas soit réexaminé.» Razi Abderrahim, défenseur de Mahmoud Fadl, va plus loin: «Mon client était en maladie lorsqu’il a reçu son congé. Et cela après dix-huit ans de travail. Ces quatre décisions, soi-disant économiques, prises sans avertissement, sont nulles et indéfendables. Monsieur Fadl est sous le choc. Nous allons contester ce congé devant les tribunaux.» Et si son protégé avait commis une faute? Excluant cette hypothèse, l’avocat suppose plutôt que les raisons de ces limogeages sont de nature politique.

Source : Tribune de Genève
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