Ce "Conseil de coordination" regroupant quatre organisations et censé devenir l'interlocuteur des autorités, sera l'invité du ministre de l'Intérieur Wolfgang Schäuble pour la 2e Conférence de l'islam organisée par Berlin depuis septembre.
Au total, quinze représentants de l'islam- dont dix personnalités indépendantes, souvent de tendance libérale- aborderont avec quinze responsables des pouvoirs publics allemands : les cours de , l'enseignement de l'islam, le voile, l'islamisme...
"La fondation du KRM est un pas dans la bonne direction", convient M. Schäuble.
De la mer du Nord à la Bavière, le pays compte désormais quelque 2.500 mosquées. La plus grande, pouvant contenir 1.200 personnes, doit être inaugurée cet été à Duisbourg (ouest).
Ces musulmans sont en très grande majorité sunnites, et certains d'entre eaux sont affiliée à l'une des quatre associations formant le KRM: l'Union turque islamique des affaires théologiques (DITIB, dont les imams sont nommés par Ankara), le Conseil de l'islam- où est représenté Milli Görüs, une association islamiste observée depuis des années par les services secrets-, le Conseil central des musulmans et l'Association des centres culturels islamiques.
Selon le porte-parole du KRM, Ayyub Axel Köhler, les quatre représentent "85% des communautés fréquentant les mosquées. C'est là où l'islam se vit", dit ce converti, président du Conseil central des musulmans.
"Nous demandons à être reconnus comme communauté religieuse", dit-il, afin que nous musulmans soyons enfin intégrés dans le système juridique".
Ce qui pourrait permettre au KRM de figurer dans les conseils siégeant dans les radios-télévisions publiques ou définissant le contenu des programmes éducatifs.
Le DITIB plaide pour que les autorités musulmanes soient même autorisées à prélever un impôt auprès des fidèles, comme c'est le cas pour les Eglises.
Source: AFP