Les dirigeants de la Fédération ont tenu hier une réunion spéciale pour discuter du cas de deux jeunes filles musulmanes qui n'avaient pas pu participer à une compétition à Longueuil, le 15 avril, parce qu'elles refusaient d'enlever leur hidjab.
Les arbitres avaient interdit qu'elles compétitionnent avec un voile sous leur casque protecteur, en affirmant que cela était interdit par les règlements et représentait un danger pour la sécurité des jeunes filles.
Les entraîneurs et les arbitres impliquées ont été rencontrées hier par le conseil d'administration de la Fédération. Ce dernier a décidé de maintenir l'interdiction pour l'instant.
Il reviendra sur sa décision seulement si c'est ce que lui demande la Fédération mondiale de taekwando, basée en Corée du Sud, qui se penchera sur le dossier des jeunes Québécoises.
Jointe en soirée par le Journal de Montréal, la jeune Bissan Mansour, 11 ans, a assuré qu'elle continuerait à pratiquer le taekwando avec autant de passion, même si elle ne pourra plus participer aux compétitions, en raison de son hidjab.
«Je continue, c'est sûr, dit-elle. Même que mardi j'ai un cours et je vais y aller normalement. Je m'en fous d'une compétition ratée, c'est quand même mon sport préféré».
Les jeunes musulmanes du club taekwando du Centre communautaire musulman de Montréal avaient proposé de compétitionner avec un voile spécial adapté au sport. C'est cette demande qui sera étudiée par la Fédération mondiale au cours des prochains mois.
Source: Canoe.info