Au cours de cette interview, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a indiqué être contre la création du tribunal international chargé de juger les suspects de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri et des différents crimes qui ont eu lieu depuis via le chapitre sept de la charte des Nations Unies.
Au sujet de la crise actuelle que traverse le Liban, il a déclaré que la majorité gouvernementale a failli à des appels à l'organisation d'élections législatives anticipées ou présidentielles au suffrage universel, soutenant ainsi le général Michel Aoun, dirigeant du CPL.
« Vous ne pouvez pas contrôler le Liban, vous ne pouvez pas garder le pouvoir, vous ne pouvez pas écraser la résistance, vous ne pouvez pas implanter les Palestiniens au Liban et vous ne pouvez pas transformer le Liban en un pays sujet aux projets américains et à l'alliance américaine dans la région » a-t-il déclaré, et d’ajouter que la seule manière de résoudre la crise que traverse actuellement le Liban est de faire appel à la volonté populaire.
« Si les pouvoirs politiques échouent à résoudre la crise, alors nous devons laisser le peuple se décider. Nous avons proposé plusieurs solutions, cependant la majorité dirigeante insiste toujours sur ses propositions en déclarant qu’elle possède la majorité des députés. Par conséquence rien n'a changé sa position. (…) Nous leur avons dit que nous sommes également en pouvoir fondamental dans ce pays et que nous voulons un partenariat. Cependant, nous avons choisi de les rencontrer à mi-chemin et de proposer au peuple de décider. Nous sommes prêts à tout y compris à des élections anticipées. Il y a un problème au sujet des élections présidentielles et le général Michel Aoun a proposé que le président soit élu par le peuple. (…)
Nous voyons la proposition de laisser le peuple décider sur la manière de résoudre cette crise à un choix très normal. Élire le président directement par le peuple est une idée démocratique, civilisée, intéressante et développée. »
Il a par la suite accusé la majorité actuelle d'amender la Constitution dès que cela soit à leur avantage tout en refusant le recours au suffrage universel, processus qui n'est pas cité dans la constitution libanaise.
Source : lebnanews